Section de Malakoff (92)

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Déclaration de la fédération des Hauts-de-Seine à l'issue du 2nd tour des municipales

Déclaration d’Elsa Faucillon, Secrétaire départementale du PCF

Second tour des élections municipales

Le second tour des élections municipales confirme un désaveu massif de la politique de François Hollande et de son gouvernement. L’électorat de gauche n’a pas voulu se mobiliser pour renverser les situations de premier tour. La sanction à l’égard du PS et des politiques gouvernementales s’est amplifiée sur fond de désertion des urnes.

Ces résultats attestent qu’il n’y a ni socle électoral, ni soutien populaire pour une gauche qui renonce. L’alerte envoyée est sérieuse. Remanier sans rien changer au cap politique serait un mépris supplémentaire.

La vague bleue s’est étendue, la poursuite de la mobilisation de la droite lui octroie des victoires significatives, seulement deux ans après un rejet massif du libéralisme sécuritaire de Sarkozy ! Le Front national, largement surreprésenté dans le débat politico-médiatique, gagne quelques villes, bien trop, majoritairement sur la droite.

La carte municipale de la France a profondément changé. Dans les Hauts-de-Seine, 9 villes étaient encore concernées par un second tour.

Cinq gérées par la droite, Boulogne, Bourg-la-Reine, Saint-Cloud, Sceaux et Sèvres, qui y conserve la majorité. Des quatre dirigées par le PS, Asnières, Colombes et Fontenay basculent à droite, après la perte de Clamart au premier tour ; Gilles Catoire l’emporte à Clichy.

Après un premier tour où les 4 maires communistes / Front de gauche du département se sont fait élire, illustrant ainsi le soutien populaire que peut avoir une politique au service de tous, une politique de la solidarité et des services publics, le département des Hauts-de-Seine se retrouve aujourd’hui dans une situation inquiétante avec 31 villes sur 36 gérées par la droite, Patrick Devedjian s’exclamant hier « la gauche est décapitée ».

Nos concitoyens, qui subissent déjà les politiques d’austérité gouvernementales, ont tout à craindre de ces violentes politiques de droite, localement.

Face à ces politiques de régression et de ségrégation sociales que nous connaissons déjà dans le département, les Alto-séquanais pourront compter sur la détermination des élus et militants communistes / Front de gauche pour les défendre, pour une autre politique de justice et de solidarité.

Nous sommes prêts à prendre toute notre part pour inventer et construire avec les citoyennes et les citoyens une conception nouvelle de la politique. Nous voulons contribuer à reconstruire la gauche, une gauche de combat, une gauche de la solidarité, de la justice sociale, une gauche de la liberté. Nous savons que cette voie est difficile et exigeante, nous savons aussi qu’elle est nécessaire et urgente pour sortir de cette crise politique et démocratique.

La marche du 12 avril contre l’austérité et pour l’égalité et le partage des richesses, à l’appel de 200 personnalités syndicales, associatives, politiques et de nombreuses organisations, doit être une première étape de sursaut d’une gauche de combat, d’une gauche qui ne renonce pas face aux injonctions du Medef et des marchés financiers. Nous ne lâcherons rien.

Nanterre, le 31 mars 2014

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